La vache, à n'en point douter, est l'ennemi juré de l'humanité.
Son regard veule et suffisant est éloquent. Sa prédisposition à se rouler dans son propre caca écœure même le bouquetin. Les enfants en ont peur et ses sabots ne font même pas de bons cendriers.
Mais si ce n'était que ça, passe encore, mais la vache met en péril l'existence même de nombreux humains...
En effet, pour avoir une vache, il faut la nourrir. Or, pour nourrir une vache sur une année, il faut un certain nombre de mètres carrés de pâturage (c'est une estimation à la louche qui n'engage que moi, mais quand même). Cette surface ne sera utile qu'à la vache en question.
Et à quoi sert cette vache qui ingurgite tant de bon fourrage sur l'année ? À deux choses : produire du lait et des steaks hachés (encore que la vache ne les produits pas hachés, les steaks. Faut en plus se farcir le boulot de hachage.).
Toutes ces bonnes choses extraites de la vache sont-elles pour autant rentables eut égard au cout du fourrage cité plus haut ?
Sachant que la surface agricole destinée à la vache pourrait servir à faire pousser du riz ou du blé en quantité suffisante pour nourrir une centaine d'humains affamés, on est en droit de se poser la question.
Entre 10 kilos de calendos qui servent à entretenir le cholestérol de 5 ou 6 personnes et la production d'assez de céréales pour nourrir une petite ville, le choix devrait être aisé... .
Et les steaks hachés, me direz-vous ? Comment qu'on ferait des steaks hachés sans vaches ? Surtout que les céréales à tous les repas, merci bien...
Je vous reconnais bien là : aucune confiance en la science, bande d'obscurantistes moyenâgeux.
Interrogeons-nous un instant, voulez-vous : qu'est-ce qu'un steak haché finalement, sinon un muscle qui se développe autour d'un os grâce à des stimulations d'ordre électrique et un apport de carbone ?
Cette production est donc parfaitement réalisable en laboratoire, sans fourrage ni effort, à la manière du célèbre SportElec. Sans compter que cette méthode présente l'avantage d'éliminer tous les morceaux inutiles de la vache d'autrefois : sabots, cornes, poils, yeux, etc.
La démonstration est donc faite que la vache est non seulement inutile, mais également préjudiciable à notre (si gentille) espèce.
La semaine prochaine, nous aborderons le problème de la pénurie de bouse et les solutions alternatives pour pouvoir continuer à construire ses maisons en caca.
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