|
L'année 1983 marqua un tournant capital dans l'histoire de le monde. Le genre big virage en épingle à cheveux avec des écoliers qui traversent, un peu.
En février, un ancien chef de la Gestapo devenu bûcheron est arrêté en Bolivie.
En mars, le jeune reporter Tintin cesse définitivement de massacrer des antilopes et de casser les couilles aux trafiquants de drogue grecs.
En mai, Deadbrik vient au monde dans une petite ville raciste du Sud de la France.
Et en juin, Yannick Noah remporte le tournoi de Roland-Garros.
Qui l'eût cru.
C'est aussi l'année où l'on découvrit Thriller de Michael Jackson et Vladimir Ilitch de Michel Sardou.
Puis pendant quelques années, il se passe des choses...
Le king of pop continue de peler comme une patate, Hergé est toujours mort et, dans l'univers simple et sans fard de la Côte d'Azur, le petit Deadbrik se met en tête d'apprendre à dessiner pour épater les gonzesses, ce qui n'est pas gagné, le garçon ne se lavant pas très souvent.
Après le Bac, notre petit branleur étudie l'histoire de l'Art, le modelage, le portrait et les femmes à poil aux Beaux-Arts d'à côté de chez lui parce que ça va c'est pas trop cher et le voilà, à peine cinq ans plus tard, capable de vous dessiner deux Batman quasiment pareils sans décalquer.
Enfin, c'est ce qu'il prétend.
|